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Château de la Motte-Tilly

   
Auteur : Vincent Cochet
Editeur : monum, éditions du patrimoine, collection « Itinéraires »
Date de dépôt : juin 2005

Le château de la Motte-Tilly* (Aube), typique du XVIIIe siècle, est situé à 6 kilomètres à l'ouest de Nogent-sur-Seine (Aube). Il est inclus dans un domaine avec un très beau parc dont les travaux de restauration ont été confiés à l’architecte-paysagiste Aline Le Cœur, avec des aménagements étalés dans le temps dans le principe d’un plan de gestion.
Ce parc de plus de 60 hectares, classé comme le château depuis 1946, établi sur une pente naturelle vers la Seine, a été dessiné au milieu du XVIIIe siècle par François Nicolas Lancret. Il a subi différentes transformations successives comme l'ouverture du canal Terray et le creusement du miroir d'eau en 1770, la transformation en parc anglais de 1782 à 1784 puis en parc paysager en 1814.

Dans le cadre d’importants travaux du comte Gérard de Rohan-Chabot, des arcades en hémicycle rétablissaient la composition d'origine et marquaient le passage de la cour d'honneur aux terrasses, en restituant l'axe central tout en conservant en grande partie le parc paysager. Avant d'être la propriété de l'Etat, le domaine est passé notamment entre les mains des familles de Noailles, Terray, Narcillac, Rohan-Chabot. Le château fait aujourd'hui l'objet d'un nouveau volume de la très didactique collection « Itinéraires ».
Selon son principe, sur le premier rabat de la couverture de ce guide, figure un plan des deux étages du château, et un autre du domaine ainsi qu'une photographie aérienne.
Cette cartographie permet de localiser les carrés, le miroir d'eau, le potager, la grotte en pierres de Resson, la glacière, l'arboretum, les terrasses, les boulingrins, les quinconces, le verger, le pigeonnier, l'orangerie, la chapelle, le saut de loup, l'allée d'honneur, le grand climat (tapis vert planté de l'autre côté de la route de Nogent à Bray), le château d'eau, le pigeonnier et la maison du jardinier. Le second rabat, quant à lui, dresse une chronologie mettant en phase la vie politique, le château, l'architecture et l'art, depuis 1152 (début de la construction de la Tour César de Provins (Seine-et-Marne) par les comtes de Champagne) jusqu'à 1978 (ouverture au public du château de la Motte-Tilly).

Comme à chaque volume, les propos sont richement illustrés de photographies, cartes postales anciennes, plans, dessins, portraits retraçant l'histoire des lieux avant de partir pour une promenade guidée en commençant par le château, pièce par pièce (salon d'automne, bibliothèque, chambre Vindé, chambres des comte et comtesse de Rohan-Chabot, salon des Singes...), puis le parc.
Des définitions ponctuent les pages afin de mieux assimiler un vocabulaire technique : archivolte (« bande moulurée formant le couronnement de l'extrados d'un arc »), boulingrin, exèdre, fabrique, glacière, nymphée, pot à feu, repos, saut-de-loup, topiaire... Cette visite permet de découvrir le mobilier et des objets d'art raffinés tels un cartel en marqueterie, une pendule « à la Geoffrin », l'ex-libris du comte de Rohan-Chabot, le papier peint chinois de la fin du XVIIIe siècle, une marquise à oreilles transformable en lit, deux bidets en noyer, cuir et porcelaine, « Les oiseaux » de G. van der Heuvel (1767) ou encore un « paysage antique » attribué à Hubert Robert. Au sujet du parc, il faut remarquer un plan de l'architecte parisien François Nicolas Lancret (1755), un plan en couleurs des jardins en 1780 ou le projet non réalisé d'aménagement des parterres de la cour d'honneur de l'architecte Morin (1909). Le décor est évoqué au travers des marbres de la Motte-Tilly dont certains se trouvent aujourd'hui au musée du Louvre (Paris) ou à Waddesdon Manor (Grande-Bretagne, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Londres).
Pour le parc, il est rappelé que la statue de Diane chasseresse dans les quinconces et faisant face à celle de Flore est une copie de celle de René Frémin pour Marly* (Yvelines). Une photographie ancienne rappelle que les « Cyclades », îles artificielles sur le miroir d'eau, ont été supprimées après 1910 par le comte de Rohan. Une photographie contemporaine présente la grotte méconnue, aménagée par Jean Terray en pierre de Resson, aux murs sculptés de congélations et peints, rythmés de pilastres et niches et éclairés par un oculus et avec concrétions. Au fil des 64 pages, toute cette visite ne peut qu'inciter à partir découvrir ce lieu de Champagne-Ardenne à 40 kilomètres à l’est de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).

* Plus d’informations
Pour en savoir davantage sur les jardins cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :
Jardins de la Motte-Tilly
Parc de Marly

© Conservatoire des Jardins et Paysages / décembre 2005

 
64 pages - 7.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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