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Parcs, jardins et paysages du Rhône

   
Auteur : Sous la direction de Catherine Grandin-Maurin & Mireille Lemahieu
Editeur : CAUE du Rhône
Date de dépôt : juin 2009

Les Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) sont des associations aux missions de services issus de la loi sur l’architecture du 3 janvier 1977. Ils ont pour fonctions de développer l'information, la sensibilisation et la participation dans les domaines de l'architecture, de l'urbanisme, de l'environnement et des paysages. Ainsi, ils conseillent maîtres d'ouvrages publics et privés, élus locaux et professionnels dans des projets d'aménagement, tout en favorisant la communication sur le patrimoine local, notamment auprès du grand public au moyen d’expositions. Le CAUE du Rhône est, depuis de nombreuses années, très actif sous forme d’actions en faveur des jardins. En 1992, il organisait les « Circuits jardins du Rhône » en collaboration avec le bureau des guides-conférencières de l’Office de tourisme de Lyon Communauté et du Comité départemental du tourisme du Rhône. Cette initiative pilote de tourisme culturel en matière d’environnement et de patrimoine consiste en des circuits mensuels ou annuels suivant des thématiques spécifiques : jardins de Lyon, styles de jardins, jardins insolites, merveilles botaniques, art de vivre et jardins, maisons des champs, jardins de la belle Epoque, art topiaire et fabriques... Cet engagement ne s’est jamais démenti avec notamment la publication depuis 1998, dans le cadre des Editions de l'URCAE Rhône-Alpes, d'une revue annuelle intitulée « Le cahier des jardins Rhône-Alpes ». Comme l’avait déjà fait avant lui en 2004 le CAUE de Seine-et-Marne avec la publication de « Parcs et jardins de Seine-et-Marne » (Presses du village, collection « Prestige »), le CAUE du Rhône édite un ouvrage sur le patrimoine des jardins de son département en présentant 78 d’entre eux, ouverts au public ou non, repérés sur une carte de localisation dans le premier rabat de la couverture. Remarquable par son contenu et son traitement, il constitue une véritable référence dans ce domaine. Paysage marqué par les cours du Rhône et de la Saône, ce département s’étend sur une terre où se sont développées la vigne et l’arboriculture fruitière au XIXe siècle, propice également à l’implantation de rosiéristes. Les jardins s’inscrivent donc dans une tradition horticole. C’est ce que révèle Louis-Michel Nourry, historien des jardins [auteur notamment des livres « Le Thabor » (1990), « La Bretagne des jardins » (1997), « Les jardins publics en France » (1997), « Les jardins de Villandry, la nature mise en ordre » (2002) et « Paysages de Rennes, nature et espaces publics » (2005)], qui revient rapidement dans sa préface sur l’histoire de l’art des jardins depuis l’époque médiévale jusqu’à nos jours. Pour lui, « Il y a une manière naturaliste et une approche sensuelle de visiter les jardins. Les deux manières se valent et se complètent même. Un jardin, c’est un espace qui s’offre à ceux qui le regardent ; le reste est une question d’appréciation. ». Ce livre est réalisé sous la direction de Catherine Grandin-Maurin, architecte urbaniste et directrice du CAUE du Rhône, et de Mireille Lemahieu, paysagiste conseiller au sein de ce même CAUE. Leur travail laisse la parole aux historiens, aux propriétaires privés, aux gestionnaires, aux associations, aux jardiniers qui signent les articles consacrés aux jardins auxquels ils consacrent une partie de leur existence. Ces jardins participant au patrimoine naturel du département sont classés au fil de six chapitres correspondant à autant de secteurs géographiques : Beaujolais et Val de Saône, Pays lyonnais et ouest de l'agglomération, Lyon, plaine de l'Est, de la confluence au Rhône amont, rives du Rhône et Pilat rhodanien. Ces chapitres décryptent le paysage et font le point sur le patrimoine des jardins tout en spécifiant ceux dont l’état ne permet pas l’ouverture au public ou, au contraire, ceux dont des travaux de valorisation ont permis leur ouverture.

Chaque site présenté sur quatre à six pages est introduit par un petit commentaire synthétique précisant le type de jardin, ses conditions d’accès, son adresse, ses horaires d’accès, sa superficie, ses éventuels maître d’ouvrage et maître d’uvre, sa réalisation, sa gestion, sa date de réalisation, son éventuelle protection et son ou ses concepteurs. L’iconographie se compose de photographies en couleurs ou noir et blanc et d’un plan dudit jardin avec indication des murs, bâtiments, prairies, pâtures, boisements, champs cultivés, haies, pièces d’eau, pelouses et arbres d’ornement. Les textes détaillent l’histoire des lieux, leur composition, leur végétation, leur concept et leurs symboliques, sans oublier la gestion au quotidien ou à l’année ni la fragilité de ces sites.

La ville de Lyon fait l’objet d’un chapitre spécifique. Il est vrai qu’elle a plusieurs jardins dignes d’intérêt, à commencer par le parc de la Tête d’or* (6e arrondissement), le « parc des Lyonnais », qui a 150 ans d’existence et qui accueille 3 millions de visiteurs par an. Dans son histoire, il a évolué depuis la création par les frères Bühler et comporte un jardin zoologique, un jardin botanique, une plaine africaine récemment rénovée, le Guignol (une institution), ses trois roseraies (internationale, de concours et du jardin botanique) Le parc de Gerland (7e arrondissement), poumon vert d’un quartier en pleine mutation, comporte une grande prairie de 17 hectares, un jardin de brumes, la mégaphorbiaie (jardin linéaire de 3 hectares planté d’herbes appréciant les milieux humides, avec des végétaux regroupés par thématiques : ligneux, graminées, vivaces, annuelles, bisannuelles, grimpantes) et des jardins à thèmes. A la tombée de la nuit, ce parc devient le jardin chromatique où, durant plusieurs minutes, des éclairages dus à Laurent Flachard transfigurent la composition grâce à une mise en lumière féerique. Ce parc dû à l’atelier Michel Corajoud est « une imbrication étroite de l’architecture, du paysage urbain et du végétal et une étape dans la réconciliation de la ville et de son fleuve. ».

Havre de calme en limite de la place des Terreaux, le jardin du palais Saint-Pierre (1er arrondissement) est un cloître au cur du musée des Beaux-arts dont il devient une sorte d’« antichambre de plein air » où de nombreux Lyonnais viennent se reposer ou grignoter à côté du bassin central et des nombreuses statues [« L’âge d'airain » (1876) d’Auguste Rodin, « L’ombre » (1904-1905) d’Auguste Rodin, « Faune ivre » (1853) de Louis Cugnot, « Le joueur de flûte » (1861) de J. Delorme]. Livré en 2007, le parc de la Buire (3e arrondissement) est une création d’aspect très contemporain de l’agence Raphia, mettant en scène un bassin de rétention d’eau décliné sur plusieurs niveaux grâce à des murs de gabion de galets du Rhône. Passerelle, île, plantes filtrantes, marquent le paysage de ce parc primé du prix Aménagement urbain et paysager au Grand prix 2008 d’architecture, d’urbanisme et d’environnement du Rhône.

Insoupçonné depuis les rues, le jardin Rosa Mir (4e arrondissement) est un extraordinaire décor constitué de milliers de coquillages et de pierres dû à Jules Senis (1913-1983), artisan maçon carreleur, réfugié de la guerre d'Espagne. Il l’a créé à l’issue de sa guérison d’un cancer de la gorge et lui a donné le nom de sa mère à qui il l’a dédié ainsi qu’à la Vierge Marie. Régulièrement comparé au Palais idéal du facteur Cheval* à Hauterives (Drôme) et au parc Güell à Barcelone (Espagne) d’Antonio Gaudí, ce jardin inachevé (un étage était en projet), extraordinaire exemple d’art brut, est, depuis la mort de son créateur, la propriété de la Ville de Lyon qui en assure l’entretien.

Le jardin du Rosaire (5e arrondissement) permet de rejoindre la basilique Notre-Dame de Fourvière depuis le Vieux Lyon avec ses traboules et la primatiale Saint-Jean-Baptiste. Dessiné par Pierre Bossan, l’architecte de la basilique (1872), il a été réaménagé en 1993 par Michel Louis et Ingrid Bourne. Son ascension est ponctuée au sol de quinze cercles de bronze numérotés (correspondant aux quinze Mystères du Rosaire) qui, tels un chapelet, permettent de découvrir le jardin pas à pas et par étapes. Sur les différentes terrasses, sont à apprécier une roseraie de roses anciennes, un verger et une collection d’Hydrangea, avant d’atteindre l’esplanade sommitale et son exceptionnel panorama. Mais Lyon, ce sont aussi les « jardins de poche », de petite superficie, sur le modèle des « pocket gardens » new-yorkais, à l’instar du jardin des Curiosités (5e arrondissement) dû à VLAN paysage (agence de paysagistes canadiens), dans le cadre d’une coopération entre Lyon et Montréal à laquelle ce jardin rend hommage. Ce guide n’oublie pas d’évoquer les jardins partagés avec les exemples de Brin d’Guill (7e arrondissement), du Pré Sensé (8e arrondissement) et du potager de la Cressonnière (9e arrondissement). Une autre opération citoyenne est à l’honneur, le programme « Micro-implantations florales », selon lequel la Ville de Lyon incite les habitants à planter de fleurs annuelles et vivaces des fissures créées dans les trottoirs et à les entretenir.

Un autre jardin très connu dans la proche banlieue de Lyon est La Bonne Maison* à La Mulatière. Ce jardin urbain entièrement dédié aux roses a été réalisé depuis 1966 par sa propriétaire, Odile Masquelier, spécialiste reconnue des roses. Afin d’y parvenir, elle a dompté la pente avec des murets et des terrasses pour permettre l’épanouissement de plus de 800 variétés, originaires de Chine, d’Ouzbékistan, de Perse, d’Ecosse Mais dans ce site comportant aussi un jardin des Yuccas et un jardin secret, nombreuses sont les autres plantes à apprécier au cours de l’année : iris d’Algérie, hellébores, crocus, pivoines arborescentes, Prunus, clématites, iris des jardins, pavots d’Orient, hémérocalles, hostas, colchiques, cyclamens

Ouvert au public par le Conseil général du Rhône en 1985, le domaine de Lacroix-Laval à Marcy-l'Etoile a été conçu en 1776 par l'architecte néo-classique Jacques-Germain Soufflot (1713-1780). Il est aujourd’hui à la fois un espace naturel et un grand parc de loisirs comprenant une succession de quatre types de jardins : régulier, sauvage, botanique et biologique, avec une graduation de l’entretien dans une démarche de gestion différenciée. Son potager, réhabilité en 2003 produit d’anciennes variétés horticoles lyonnaises avec une serre fleuriste de 1942 aux ferronneries de couleur orange abritant une collection de fuchsias et des sauges.

Si le couvent Sainte-Marie de la Tourette à Eveux est connu pour son architecte (Le Corbusier, 1957), il l’est moins comme domaine appartenant auparavant au botaniste Marc-Antoine Claret de la Tourette (1729-1793), auteur d’un ouvrage de botanique en collaboration avec l’abbé François Rozier (1734-1793). Par ailleurs, outre le parc, le paysage est exceptionnel et a inspiré la localisation et la composition du couvent à Le Corbusier.

Il aura fallu plus de trois ans à l’équipe des éditions horticoles de France (Erick Roizard, Jean-René Cholat et Martine Meunier) pour sortir le château et le parc de Bionnay de leur abandon et en faire leur siège social. Ainsi, depuis 2003, les jardins de Bionnay à Lacenas sont aujourd’hui reconnus grâce à leur architecture dont s’est chargé Erick Roizard et à la sélection de plantes opérée par Martine Meunier. Ces jardins sont ainsi dédiés à la rose : jardin de Gabrielle (hommage à Coco Chanel), jardin de Gertrude (hommage à Gertrude Jekyll), jardin de Bacchus, jardin d’Elvire (hommage à Lamartine), jardin de Joséphine (hommage à l’impératrice), jardin de Marie-Antoinette et cloître de Cassandre (hommage à Pierre de Ronsard). La belle composition du jardin du château de la Chaize à Odenas est attribuée à André Le Nôtre. Il a été reconstitué dans les années 1970 d’après une peinture du XVIIIe siècle et est dorénavant doté d’un jardin « potager-bouquetier » riche en couleurs, senteurs et saveurs. Egalement attribué à André Le Nôtre, le jardin du château de Pizay* à Saint-Jean-d’Ardières est adossé à une galerie de charmille et comporte 32 ifs taillés en forme de pièces d’un jeu d’échec et un bassin canal. Ce jardin est aujourd’hui celui d’un hôtel et d’un centre de séminaires. La présentation du parc du château de Saint-Priest permet de faire le point sur le travail des jardiniers et les craintes sur l’avenir d’un parc public à la fois parc à la française et jardin romantique, et souffrant de la fréquentation d’un public, parfois peu respectueux et de chiens dévastateurs. Une fois par an, il est le cadre en mars de la « Foire aux plantes rares ». Le parc naturel urbain de la Feyssine à Villeurbanne a été aménagé par l’agence Ilex en 2000-2002 sur le site d’une ancienne usine de pompage. Aujourd’hui ce parc bénéficiant du statut de ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique) permet à pied ou à vélo de découvrir et d’observer la nature (prairie d’orchidées, peupleraie, berges) depuis ses platelages en bois, passerelles et belvédères.

Des sites paysagers moins traditionnels sur le plan fonctionnel sont aussi au sommaire, à l’instar du cimetière paysager communautaire de Gleizé à la sobriété empruntée aux pays nordiques et anglo-saxons, se composant de grandes pelouses ouvertes sur les collines du Beaujolais. Les stèles de faible hauteur les ponctuent parmi les pommiers, rosiers buissons et vignes. Le parc animalier de Courzieu est à voir pour ses animaux en semi-liberté dont une meute d’une dizaine de loups communs (Canus lupus) dans la « Vallée aux loups » (aménagée en 1994) et 150 rapaces (buses, faucons, hiboux, milans noirs, percnoptères). L’ermitage du Mont Cindre à Saint-Cyr-au-Mont-D’or (fermé au public mais en cours de réaménagement) est une étonnante construction digne, elle aussi, du facteur Cheval, réalisée à l’aide de pierres ramassées et de mortier par le frère François (1878-1910). Il comprend cinq petites chapelles et un jardin de rocaille en péril à la végétation envahissant niches, grottes et bassins (alysses, aubriètes, buis, fraisiers des bois, ibéris, iris, lavandes, lierres, pervenches, romarins).

D’autres jardins moins connus sont à découvrir comme le jardin du musée gallo-romain à Saint-Romain-en-Gal, où parmi des traces de villas gallo-romaines, un nymphée, des colonnes, des mosaïques, un jardin botanique présentant les plantes utilisées dans l’Antiquité et un vignoble permettent de comprendre la place du jardin il y a 2000 ans dans la Gaule romaine. L’îlot d’Amaranthes (7e arrondissement) est un jardin d’artiste réalisé dans une dent creuse de la trame urbaine par la galerie Roger Tator et servant à la fois de lieu d’expression artistique et de jardin partagé. Le parc d'Ombreval à Neuville-sur-Saône est à voir pour son nymphée (XVIIe siècle).

Véritable inventaire des jardins représentatifs du Rhône, ce livre révèle ce qui en fait leur caractéristiques, que ce soit les végétaux (anémones des bois, buis, graminées, pivoines, platanes, roses, tomates, tournesols), mais aussi les matériaux (bois, coquillages, galets, métal, pierres) ou éléments de structure (broderies, clôture en plessis, escalier d’eau, gabions, labyrinthe, pont rustiqué, topiaires). Parmi les éléments les plus remarquables se distinguent notamment le décor hydraulique comme le nymphée (en cours de restauration) du jardin de la Rivette à Caluire-et-Cuire attribué à Jacques-Germain Soufflot, la serre et le temple d’Amour du jardin du château d’Ampuis, le buffet d’eau en rocaille des jardins de Bagatelle à Irigny ou la « Fontaine des Géants » d’Anne et Patrick Poirier dans le parc de l'Europe Jean Monnet à Villeurbanne. Un dernier chapitre intitulé « Autour des jardins » fait un point sur des valeurs très contemporaines comme la biodiversité, les jardins collectifs, les jardins solidaires Sont ainsi rappelés des éléments caractéristiques de ces valeurs comme les corridors biologiques, l’intense activité horticole lyonnaise à partir du XIXe siècle, la préservation de la biodiversité cultivée de variétés anciennes grâce à des réseaux, le projet régional « jardins en voyages » entrepris dans les écoles Les jardins du Rhône sont les témoins d’une douceur de vivre, du courant paysager et de la passion de la collection. Ce territoire est marqué par des jardins historiques et d’autres plus récents, à l’instar de nombreux jardins partagés, à chaque fois terrains d’expression artistique.

En annexe, figure un index des concepteurs des jardins du Rhône depuis 1700 jusqu’à nos jours parmi lesquels André Le Nôtre, Jean-Marie Morel, Denis et Eugène Bühler, le comte de Choulot, René-Edouard André, André et Paul Vera, Gilles Clément, Michel Corajoud, Christine Dalnoky, Michel Desvigne, Ilex, In situ, Thierry Laverne Il est aussi à noter une très bonne bibliographie sur l’art et l’histoire des jardins et en particulier ceux du Rhône et une sélection de sites Internet dont celui de notre association : www.conservatoire-jardins-paysages.com.

Destiné à un large public, qu’il soit amateur, professionnel ou élu, ce livre dévoile et analyse un patrimoine ancien avec des jardins datant de la Renaissance, mais aussi très contemporain à l’instar de l’éclairage, dit « chromatique », du parc de Gerland. Il donne envie de découvrir in situ tous ces jardins car ainsi que le souligne Louis-Michel Nourry dans la préface « il y a toujours entre le paysage et le visiteur un jeu de séduction qu’il faut chercher à maîtriser ». Cet ouvrage met ainsi à l’honneur des parcs historiques, des jardins publics, des petits jardins privés, des parcs d’hôtels, tous lieux de contemplation, de repos, de convivialité, de rencontres, d’initiation, mais aussi les paysages rhodaniens. Il est représentatif d’une diversité et d’un patrimoine départemental, tout en incitant à une réflexion globale sur son paysage. C’est pourquoi, il est à souhaiter que de pareilles publications voient le jour dans d’autres départements et pourquoi pas sous l’égide des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement.

* Plus d’informations

Pour en savoir davantage sur les jardins cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :

Parc de la Tête d’or

Palais idéal du facteur Cheval

La Bonne Maison

Jardin du château de Pizay



© Conservatoire des Jardins et Paysages / avril 2010

 
300 pages - 22.00 €
     
   
   
   
 
   
 
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