Biblio (certains titres référencés peuvent être épuisés en librairie)     
 

Marly art et patrimoine n° 2 : « Dossier spécial Jules Hardouin-Mansart 1646-1708 »

   
Auteur : Articles d’auteurs variés sous la direction de publication de Bruno Bentz
Editeur : Amis du Musée-Promenade de Marly le Roi - Louveciennes
Date de dépôt : mai 2008

Pour son deuxième numéro, « Marly art et patrimoine » consacre un dossier spécial à Jules Hardouin-Mansart (1646-1708). En effet, l’année 2008 est marquée par la célébration du tricentenaire de la mort du grand architecte. La revue annuelle des Amis du Musée-promenade de Marly-le-Roi - Louveciennes (Yvelines) démarre donc avec un article de Benjamin Ringot, déjà auteur dans le premier numéro d’un sujet sur l'acquisition des terrains de l'Abreuvoir par Louis XIV, qui retrace la place et le rôle de Jules Hardouin-Mansart à Marly. En effet, il en conçoit les plans dès 1679. Surintendant des Bâtiments du roi, il est à ce titre administrateur de Marly et est invité par Louis XIV sur place. Au cours de ses séjours, le Roi Soleil lui dicte ses ordres autant pour les bâtiments que pour les jardins, les jeux d’eau, les sculptures, le parc* ou la forêt. L’architecte assure le suivi des travaux du château, du parc et des pavillons, sans oublier l’arrivée des fameux globes de Coronelli. L’architecte sert aussi parfois de guide à des hôtes de marque du roi car, avec le monarque, ils sont les seuls à connaître réellement le domaine de Marly. D’ailleurs, le surintendant possède le double des clefs des bosquets. L’article revient aussi sur les incertitudes quant à la localisation de son logement à Marly. Pourtant c’est à Marly que Jules Hardouin-Mansart décède le 11 mai 1708. Un autre article dû à Annick Finnet, diplômée de l’école du Louvre, concerne les peintures du grand salon de Marly, décor dans lequel Jules Hardouin-Mansart joue un rôle important. Les dites œuvres furent en place de 1699 à 1794 et représentent les quatre saisons : « Le printemps » d’Antoine Coypel, « L’été » de Louis de Boulogne, « L’automne » de Charles de la Fosse et « L’hiver » de Jean Jouvenet.

La composition du parc de Marly a été mise en scène par Jules Hardouin-Mansart notamment grâce au programme de la statuaire. C’est ce que montre Henrik Harpsoe, historien de l’art, au travers de la présentation des œuvres comme les Pégase chevauchés par « la Renommée » et « Mercure » d’Antoine Coysevox, « La Seine et la Marne » de Nicolas Coustou et « La Loire et le Loiret » de Corneille Van Cleve. Cet essai sur la signification de la partie nord des jardins de Marly montre à la fois l’absolutisme royal scénarisé et la liaison avec le château de Saint-Germain-en-Laye, tel un portail symbolique du roi. Situé sur les hauteurs de Louveciennes et surmontant la Seine, l'aqueduc de la Machine a une présence importante dans le paysage de la vallée. D’ailleurs dans « Bel-Ami » (1885), Guy de Maupassant disait que sa silhouette « projetait sur le ciel son énorme profil de chenille à grandes pattes ». Classé Monument historique depuis 1953, il a fait l’objet d’une dévégétalisation de ses parements d’avril à juillet 2007. Un article de Bruno Bentz, docteur en archéologie et directeur de la publication de cette revue, revient sur la réalisation de cet ouvrage d’art dans l’histoire de l’acheminement des eaux puisées dans la Seine pour les grandes eaux de Marly et de Versailles*. Son nom est trompeur car s’il est accolé à la tour de la Machine, cet aqueduc n’est pas relié au réseau de la « Machine de Marly ». Tous ces propos sont illustrés par une belle iconographie (plans aquarellés, coupes, gravures, photographies) dont un intéressant plan général du réseau d’adduction et de stockage des eaux de la Machine de Marly en 1688 où se repèrent aisément l’abreuvoir, les bassins du parc, les réservoirs, le regard du Jongleur, les aqueducs et l’enclos de la Machine. Inachevé, cet aqueduc a néanmoins contribué au succès des grandes eaux de Marly. Le dernier article est consacré au rapport de Louvois à Marly, de 1683 à 1686. En effet, le surintendant des Bâtiments, successeur de Colbert, a dans ses missions sur ces trois ans de suivre et d’inspecter les travaux des jardins et des communs. Thierry Sarment, archiviste-paléographe, relate sa mission à l’appui de 13 lettres de Louvois dans lesquelles les ordres du Roi Soleil sont transmis ou bien, réciproquement, il rend compte au monarque de l’état d’avancement des chantiers. Enfin, la rubrique « Actualité » revient sur la vie récente du domaine, comme la réalisation étape par étape des nouvelles copies des statues de « Neptune » et d'« Amphitrite » d’Antoine Coysevox et leur remise en place dans le parc de Marly. Autre statue restaurée et signalée, la copie de l’« Atalante » de Pierre Lepautre a été remise en place en juillet 2007 après réparation de son crâne, de ses bras et d’une de ses jambes. Autre restauration remarquée, celle de la tour du télégraphe du Trou d'enfer (inscrite à l’inventaire des Monuments historiques) située à Bailly qui a démarré en mai 2007. Elle est dorénavant ouverte au public. Comme le premier numéro de « Marly art et patrimoine », le deuxième incite à se rendre dans le parc et au Musée-promenade et à les découvrir, l’un comme l’autre, avec un regard différent, pour prendre conscience que Marly est un lieu non seulement culturel et historique, mais aussi artistique. Pour plus de détails, se rendre sur le site Internet http://marly.art.patrimoine.free.fr ou bien se procurer la revue notamment au sein de la maison de la presse (« Marly Presse ») du centre commercial des Grandes Terres à Marly-le-Roi.

* Plus d’informations

Pour en savoir davantage sur les parcs cités dans cette notice, il suffit d’un simple clic sur les liens suivants :

Parc de Marly

Domaine de Versailles et de Trianon



© Conservatoire des Jardins et Paysages / août 2008

 
84 pages - 20.00 €
     
   
   
   
 
   
 
w